Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire (8)

fr-airshipEt voici un nouvel épisode du Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, la fin de la partie II – Travaux préliminaires !

Episode 1
Episode 2
Episode 3
Episode 4
Episode 5
Episode 6
Episode 7

Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, II – Travaux préliminaires – Fin

– Merci, j’essaierai de vous aider. Si vous voulez, je peux chercher l’entrée secrète, je travaille au ministère des transports et j’ai ainsi accès à de nombreuses archives !

– C’est formidable ! s’exclama Ophelia. Nous en reparlerons.

Les jeunes gens firent visiter à Virginia le reste de leur base, dont une salle réservée à l’entraînement au tir – Ophelia lui apprit qu’elle avait volé un jour des fusils au palais – et deux chambres au confort sommaire en prévision des nuits qu’ils passaient parfois dans les souterrains. Ils proposèrent à Virginia de rester avec eux. Personne ne l’attendait chez elle, elle accepta donc volontiers.

– Alors tu devras dormir avec Alessandro ! lança Ivan avec un clin d’oeil, avant de disparaître avec une Ophelia pliée de rire dans leur chambre.

Virginia, gênée, n’osa pas regarder le jeune homme dans les yeux. Alessandro l’emmena dans sa chambre au centre de laquelle trônait un grand matelas. Un broc d’eau et une grosse pile de livres encombraient un coin.

Trois heures plus tard, ils étaient toujours en pleine conversation. Ils en savaient plus maintenant l’un sur l’autre. Ophelia comprit mieux pourquoi le jeune homme se faisait passer pour un mendiant. En réalité, il menait vraiment à bien un projet de sociologie et il en avait profité pour faire d’une pierre deux coups. Son amitié avec les mendiants habituels du métropolitain lui permettait de recueillir des renseignements sur toutes les allers et venues suspectes. L’argent qu’il gagnait leur revenait en partie. Il utilisait le reste dans l’achat de matériel pour la base, donc il mendiait vraiment, lui dit-il en riant.

Virginia avait craint que son coup de foudre ne survive pas à une discussion mais il n’en fut rien. Il était passionnant et elle avait peur de l’ennuyer. Mais malgré ses études peu poussées elle avait l’esprit vif et une grande culture apprise sur le tas, ce qui ravit le jeune homme.

Ensuite, nul ne sait comment ils passèrent le reste de la nuit. La seule certitude est qu’ils ne possédaient qu’un seul matelas et qu’ils rejoignirent main dans la main leurs deux compagnons le lendemain.

– Bon, le programme ! Il faudra que nous t’entraînions au maniement des fusils, que nous te parlions des consignes de sécurité, que tu apprennes à ne pas te perdre dans les tunnels et à pouvoir revenir ici sans problème, que tu apportes des vêtements pratiques et que tu jures le secret sur ce que nous faisons, sauf à ton amie Helga qui est au courant, lança Ophelia d’une traite en inspirant comiquement à la fin de son discours.

– Rien que ça ? Je suis prête alors !

– Je laisse les autres s’en charger, moi je dois rentrer au palais le plus vite possible retirer le robot de mon lit avant que mon père ne s’en aperçoive !

– Pardon ?

– Oh, en fait, je n’ai pas vraiment le droit de passer la nuit à l’extérieur comme ça, enfin pas sans en informer mon père ! Alors j’ai créé un robot humanoïde à qui j’ai collé une perruque. Je l’installe dans mon lit quand je suis ici, je l’ai même programmé pour qu’il bouge un peu mais c’est tout. Ça donne le change si quelqu’un veut vérifier que je suis endormie, pas plus. Allez, à ce soir !

Ivan et Alessandro lui firent passer une journée épuisante. Ils lui montrèrent des dispositifs améliorés par Ophelia, comme les imagistreurs de poche permettant de surveiller à distance les points d’entrée. Elle vit également les marques discrètes laissées au coin de certains murs pour se repérer dans le métropolitain et parcourut beaucoup de tunnels.

Alessandro l’emmena aussi dans la salle de tir. Virginia était intimidée car elle n’avait jamais tenu une arme. Le recul la décontenança. Au bout de quelques heures, elle arrivait à atteindre la cible. Le fusil lui fut alors confié définitivement.

Ensuite, Alessandro et Virginia sortirent par une trappe qui s’ouvrait en plein milieu du bois de Vincennes. Ils rejoignirent bientôt Paris. Un omnibus automatique les emmena à Montmartre où travaillait le chausseur préféré du jeune homme. Au sommet de la butte s’élevait l’université de sociologie, un bâtiment impressionnant ressemblant étrangement à un château de Transylvannie.

Alessandro invita la jeune fille à déjeuner dans un petit restaurant puis ils achetèrent une paire de chaussures militaires pour Virginia et des vieux vêtements dans une friperie. Après un bain bien mérité chez Virginia, ils rentrèrent à la base.

– Tu as bien dit que ton métier allait nous aider, n’est-ce-pas ? dit Ophelia quand elle revint. Ce serait bien que tu t’arranges pour trouver des indices sur l’endroit où pourrait être caché le laboratoire secret. Mais ne te mets pas en danger surtout !

 —

A suivre : le début de la partie III!…

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