Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire (11)

fr-airshipEt voici encore un nouvel épisode du Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, la suite de la partie III – Mise en oeuvre !

Episode 1
Episode 2
Episode 3
Episode 4
Episode 5
Episode 6
Episode 7
Episode 8
Episode 9
Episode 10

Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, III – Mise en oeuvre – Suite

– Votre parfum est délicieux, chère princesse, absolument sublime ! s’extasiait un prince moghol qui faisait valser Virginia depuis cinq minutes. Mais il fait très chaud ! Puis-je vous servir un rafraîchissement ?

Il prit une coupe de champagne sur un plateau et la tendit à la jeune femme. Elle observa les alentours, peu habituée à une telle opulence. Elle vit soudain une femme corpulente d’âge mûr prostrée contre une bergère. Son déguisement de fée contrastait avec sa mine défaite. Malgré le masque qu’elle portait, Virginia crut reconnaître Lise, la soeur de Wilfrid. Elle dut la regarder trop longtemps, car la princesse se sentit observée et leva les yeux vers la japonaise d’opérette. Elle lui fit alors un signe discret pour l’intimer de venir la rejoindre. Virginia se tourna vers le prince :

– Pardonnez-moi, mais ma… euh… tante me réclame !

Elle se sentit anxieuse à l’idée de la performance qu’elle allait devoir mener pour induire en erreur la propre tante d’Ophelia. Cette dernière se leva sans bruit et la guida en dehors du jardin d’hiver, dans un couloir vide.

***

– J’ai cru entendre du bruit ! Il y a quelqu’un ? s’exclama un vieil homme accompagné d’une troupe de cinquantenaires en blouses blanches.

Ophelia et Ivan avaient traversé les égouts sans encombre mais une fois arrivés aux portes de la zone secrète, ils devaient franchir quelques barrages de sécurité. Ils avaient réussi à passer au nez et à la barbe de plusieurs gardes armés en nageant au fond des égouts, une expérience qu’ils ne conseillaient à personne. Ce n’était pas une bande de scientifiques qui allait les découvrir ! Ils se tinrent cois et le vieux savant préféra croire qu’il avait entendu un serpent. Au bout de quelques dizaines de minutes, les deux amoureux se promenaient précautionneusement entre plusieurs salles aux affectations diverses. Certaines pièces contenaient des étagères entières de bocaux au contenu douteux préservé dans du formol tandis que d’autres semblaient regorger d’armes de dernière génération. Leurs pas les amenèrent bientôt face à une porte fermée à clé. Un écriteau précisait « N’ENTRER SOUS AUCUN PRETEXTE. RÉSERVÉ AU PERSONNEL AGRÉÉ ». Ivan et Ophelia se regardèrent et prirent un chalumeau dans une salle. La serrure ne résisterait pas bien longtemps.

***

– Entre vite dans ma chambre ! chuchota Lise à Virginia devant une porte imposante. C’est affreux, Ophelia ! Je suis de plus en plus convaincue que mon frère a assassiné Lord Drossel, mon pauvre John ! Tu lui avais conseillé de ne jamais évoquer de secrets, tu te doutais de ce qui pourrait se produire n’est-ce-pas ?

– Oui ma tante, je vous l’avoue ! Je n’ai aucune preuve cependant ! Mais retournons au bal, on pourrait s’inquiéter de notre absence !

Elles ressortirent dans le couloir. Des pas imposants se firent bientôt entendre. Wilfrid apparut alors dans toute sa majesté, costumé en prince des steppes couvert de fourrures. Lise eut un mouvement de recul que l’empereur ne sembla pas remarquer.

– Ah ! Ma fille, te voilà ! Faisons quelques pas dans le couloir, veux-tu ? Et bavardons un peu !

– Oui, Père ! réussit à murmurer Virginia.

Lise s’enferma dans sa chambre à toute vitesse. Wilfrid retira son masque.

– Enfin débarrassé de cette vilaine chose ! Enlève le tien, j’aime parler en voyant le visage de mon interlocuteur.

La catastrophe tant redoutée allait se dérouler d’ici quelques secondes. Virginia essaya de refuser, prétextant qu’elle allait abîmer sa coiffure mais rien n’y fit. Wilfrid, excédé, lui arracha son loup. Il la regarda, catastrophé, pendant que Virginia se demandait de quel côté battre en retraite. Elle n’en eut pas le temps car il la maintint d’une main ferme et répéta :

– Toi ! Ce n’est pas possible !

Sans tenir compte des protestations de la jeune fille, il la fit marcher de force et l’enferma dans une pièce complètement vide. Virginia, désemparée, ayant l’horrible impression d’avoir tout gâché, s’assit dans un coin de la pièce. Elle se rappela qu’elle avait un moyen de prévenir Alessandro et appuya sur le bouton de l’objet caché dans sa manche. Au bout de quelques minutes, quelqu’un vint et lui planta une aiguille dans le bras.

***

A suivre : la suite de la partie III!…

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