Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire (14)

fr-airshipEt encore un nouvel épisode du Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, la suite de la partie III – Mise en oeuvre !

Episode 1
Episode 2
Episode 3
Episode 4
Episode 5
Episode 6
Episode 7
Episode 8
Episode 9
Episode 10
Episode 11
Episode 12
Episode 13

Traité sur les laboratoires secrets de l’Empire, III – Mise en oeuvre – Suite

– Pardon ? répliqua Virginia se demandant si Wilfrid n’était pas devenu brusquement fou.

– Oh, oui, il va falloir que j’explique ça aussi ! Bon, allons-y puisque c’est indispensable. Ton vrai nom est Ophelia, ma chère Virginia ! Et, puisque que cela t’intrigue, sache également qu’Ophelia n’est pas ma fille biologique. La tombe que tu crois contenir tes parents recouvre ceux de Virginia, c’est-à-dire l’actuelle Ophelia.

– Je…

– Ne m’interromps pas ! Où en étais-je ? À ta naissance nous étions très contents ta mère et moi, cela va sans dire. Toutes les images d’Ophelia que tu vois dans la presse qui datent de cette époque sont les tiennes ! Quand tu as eu quatre ans, je t’ai administré notre secret de longévité.

– Mais alors…

– Oh, ne te réjouis pas trop vite ! Tu as développé une sorte de rejet à mon injection ! Oui, tu entends, petite diablesse ? Ton corps, et c’est la première fois que cela arrive dans la dynastie, a refusé les années supplémentaires ! Tu ne pouvais bien sûr pas convenir en temps que princesse impériale ! Quelle honte cela aurait été ! Et j’aurais dû révéler notre secret à tous ! J’ai évidemment décidé de me débarrasser de toi tout de suite. Si tu étais séparée de nous si jeune, tu n’aurais quasiment pas de souvenir !

– Non, en…

– En même temps, tu as surtout été élevée par les bonnes alors tu ne nous as pas vus beaucoup ! Bref ! Tu étais déjà une petite fille et nous devions te remplacer par une autre. Feindre un accident aurait eu un très mauvais effet ! Les enfants de la famille impériale ne meurent pas, cela n’est pas convenable. J’ai alors trouvé dans un orphelinat une fillette qui te ressemblait énormément, d’ailleurs vous vous ressemblez toujours bien que de façon imparfaite ! J’ai fait procéder à l’échange par un homme de main. Il a convaincu, au moyen de quelques wilfrids, la seule cuisinière qui avait vu la différence. Tu as sans doute été adoptée par des gens persuadés que tu étais la petite Virginia. À ton tour de me donner une explication, maintenant. Que fais-tu là ? Où est la princesse ?

Virginia était encore sous le choc de la révélation et cet homme lui semblait un monstre de froideur. Il n’avait pas hésité à l’abandonner et ne semblait pas témoigner d’une grande affection pour ses proches.

– Je ne répondrai pas, espèce de lâche ! Assassin de Lord Drossel, que votre soeur pleure ! hurla Virginia qui voulait le blesser et soulager sa tension nerveuse.

– OÙ EST-ELLE ? rugit l’empereur en la giflant violemment.

– Je suis là, Père ! Ouvrez-moi ! leur parvint la voix d’Ophelia à travers la porte.

– JE NE SUIS PAS TON PÈRE ! cria Wilfrid complètement hors de lui. Mais Ivan et Alessandro, qu’ils avaient retrouvé à la porte du palais, avaient déjà défoncé la porte. Ophelia se retrouva alors face à Wilfrid et s’arrêta net.

– Comment ?

– Tu n’es pas ma vraie fille ! Cette Virginia est issue de ma chair, contrairement à toi ! Mais c’était une fille indigne, un rebut, une sale petite …

Il n’eut pas le temps d’en dire plus et s’écroula au sol, victime du coup qu’Alessandro lui avait asséné sur la tête. Le jeune homme sortit un couteau de sa poche et trancha les liens de Virginia, pendant qu’Ivan soutenait Ophelia au bord de l’évanouissement. Elle ne reprenait pas connaissance et Ivan décida de la porter pendant qu’ils fuyaient. Ils passèrent en trombe devant quelques invités éparpillés dans les couloirs mais la plupart étaient trop éméchés pour leur prêter attention. Ils parvinrent assez vite à l’air libre, face à leurs vélocipèdes. Ophelia reprit ses esprits au contact du vent froid de la nuit.

Ils fuirent vers Paris, pendant que Virginia, derrière Alessandro, racontait toute l’histoire à Ophelia dont le vélocipède se maintenait à sa hauteur. Elle fut bien sûr abasourdie et Ivan heureux d’avoir insisté pour prendre le guidon. Elle essaya toutefois de ne pas montrer à quel point elle était affectée.

A suivre : la fin de la partie III!…

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